Actus DSDEN06

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Inauguration du Cérès – Cocon Éducatif du Rêve Et du Savoir du collège Roland Garros de Nice
Brève

En présence de Mme Aubry, Inspectrice d’Académie -DAASEN et de M Vérola, Vice-Président du Conseil Départemental, Mme Sylvie Pénicaut, Principale du Collège Roland Garros, a présenté le nouveau CDI du collège, appelé CERES : « Cocon Éducatif du Rêve Et du Savoir ». L’objectif était de créer un lieu d’éducation mais aussi un lieu de détente. Le nom symbolique, choisi par les élèves, et les aménagements correspondent à l’esprit du 1er axe du projet d’établissement : « un climat serein pour développer le vivre ensemble ».

Madame Nagi-Amelin, professeure documentaliste du collège Roland Garros a adapté le discours de M. Galabert prononcé à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Bibliothèque municipale de Toulouse, le 30 mars 1935 :

« Pauvre élève qui, sortant de l’Enfer, se trouve tout ébloui en entrant aujourd’hui dans la terre promise.
En effet, la communauté éducative, les politiques, les élèves et leurs parents ont apporté ici le meilleur d’eux-mêmes, afin que désormais les usagers du livre puissent travailler dans une atmosphère de joie et d’art, dans un rayonnement de gaieté et de lumière.

                  Vous pourrez maintenant, Mesdames et Messieurs, venir dans la cité des livres. Nous osions à peine jusqu’ici vous y convier, tant était minable le local que nous étions réduits à vous offrir.
Vous entrez enfin dans le sanctuaire dont vous pouvez savourer toute la grandiose majesté. Le voilà rénové, après un laps de temps que d’aucuns, impatients, trouvèrent trop long, que les exécuteurs ont, au contraire, et avec raison, trouvé fort court.
C’était, il vous en souvient, il y a 3 ans à peine. Ici même, nous avions commencé à soulever la poussière. Et voilà que grâce au zèle de nos Directions successives et à l’activité des élèves et de leurs parents stimulés par le Conseil Départemental, ces vœux et ces espérances sont réalisées dans un délai minimum, que dis-je, sont même dépassées.
Nous avions en effet demandé une usine, on nous donne un palais, car après notre interminable séjour dans l’Enfer, nous méritions bien le Paradis.

Tout autour de vous a été fait pour satisfaire votre confort et vos goûts esthétiques. Vous avez des coussins luxueux dans lesquels il fera bon travailler et, au besoin, dormir ; ils remplaceront avantageusement les chaises boiteuses en bois auxquelles vous étiez condamnés. Vous avez des tables ergonomiques où vous pourrez étaler vos coudes sur 1,15 mètre de largeur ; recouvertes d’un revêtement aux couleurs égayantes, il vous sera défendu d’y faire des taches d’encre, mais, on vous permettra d’y poser des livres, quoique cette regrettable pratique risque de cacher leur splendeur. Et pour ceux d’entre vous qui n’aiment pas à se trouver face à leurs contemporains, nous avons disposé des tables sans vis-à-vis. Nous n’avons toutefois pu les disposer toutes ainsi, car nous aurions perdu une trop grande quantité de place.

                  Comment, dans ces conditions, vos facultés intellectuelles ne s’épanouiraient-elles pas ici pleinement ? En outre, de tous côtés des rayonnages mettront à votre disposition, sans intervention du personnel, les livres les plus indispensables.
Tout sera donc parfait dans le plus beau des Cérès.

Oh ! Certes, je sais bien, les critiques trouveront à redire et des grincheux affirment déjà que cette somptuosité qui nous entoure vous détournera de vos recherches. Et en visitant ces jolis rayonnages, vous allez peut-être penser que tout cela est bien vaste, mais, dès le début, tout sera occupé en raison des nécessités du désherbage qui nous obligeront, vu le mauvais classement actuel, de multiplier les espaces vides. Alors, quand le classement aura été refait, on pourra procéder aux refoulements nécessaires et augmenter ainsi la place disponible.

Et c’est ainsi, mesdames et messieurs, que Nice, célèbre jusqu’ici par son CDI le plus misérable de France, le sera maintenant par son Cérès modèle, un des plus modernes d’Europe.
Je suis dès lors en droit de conclure que notre Direction et ses conseillers départementaux ont bien fait les choses. Sans se laisser arrêter par ceux qui demandent à quoi peut bien servir un Cérès, et que c’est de l’argent perdu que de le consacrer à une telle entreprise. Ils ont voté sans hésitation les crédits nécessaires pour la sauvegarde des livres et le développement de la vie intellectuelle, si féconde en conséquences de toutes sortes dont on ne se doute pas assez. Je ne puis donc que remercier tous ceux qui ont conçu, entrepris et réalisé cette œuvre, en mon nom, comme en celui des élèves. »

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