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Initiation au bridge en ULIS
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Vendredi 24 mars 2017, comme tous les vendredis de 11 heures à 12 heures, M. et Mme Alphéran, respectivement directeur d’école et professeur des écoles en retraite, membres de la fédération française de bridge, interviennent bénévolement dans le dispositif ULIS (Unité localisée d’inclusion scolaire) du collège Henri Matisse de Saint Maximin coordonné par l’enseignante Agnès Bigot.

Le dispositif ULIS

Le dispositif ULIS ((Unité localisée d’inclusion scolaire) est réservé aux enfants dans le champ du handicap. C’est un dispositif adapté pour que les élèves puissent apprendre en fonction de leur rythme et de leurs compétences. C’est un dispositif qui favorise l’inclusion dans des classes ordinaires, pour des matières qui sont adaptées ainsi, ils peuvent passer du temps avec leurs pairs et faire partie intégrante du collège.

Le bridge en ULIS

La conseillère pédagogique de l’ASH (adaptation scolaire et scolarisation des élèves en situation de handicap) Claire Evangelista a proposé à Agnès Bigot, conformément à la circulaire Eduscol « une nouvelle ambition pour les sciences et les technologies à l'École », de participer au projet Bridge avec ses élèves, afin que ces derniers puissent atteindre les objectifs suivants par une démarche ludique :

  • contribuer à l'apprentissage des mathématiques (calcul mental, probabilité, gestion de données, etc.) ;

  • acquérir une démarche scientifique ;

  • développer le sens de l'observation et de la déduction ;

  • pratiquer la communication à travers un système de codage ;

  • encourager l'esprit d'équipe et l'initiative ;

  • développer des compétences sociales et civiques (respect de son partenaire).

Enthousiaste de tout ce qui peut apporter quelque chose à ses élèves, l’enseignante s’est lancée dans ce projet.

La pratique du bridge est une médiation pour favoriser l’inclusion des élèves au sein du collège (il est prévu un tournoi avec les élèves de 5e2). Elle apporte une aide aux élèves à besoins particuliers sur le plan comportemental, elle leur donne envie de progresser, et même une certaine ambition.

Durant le 1er trimestre, l’activité s’est déclinée en atelier jeux mathématiques : avec des propositions de support visuel  pour le calcul des points,  par 2 et avec une couleur, il fallait retrouver les cartes de son partenaire, rechercher toutes les propositions de cartes possibles avec un nombre limité de points donnés.

Pour le 2d trimestre, toujours sous forme d’atelier jeu mathématique, la langue orale a été introduite dans les étapes du jeu avec le support de photographie, la langue écrite également pour arriver jusqu’aux différentes étapes du jeu, en développant des stratégies de calcul mental.

Pour le 3ème trimestre, il y aura toujours les ateliers du vendredi, avec également des ateliers d’échange avec les élèves de la classe de 5e ainsi qu’un tournoi avec les élèves de l’ULIS du Collège Férié de Draguignan.

Comment se déroule l’atelier bridge ?

Chaque vendredi, de 11 heures à 12 heures ont lieu au sein de la classe des ateliers de bridge. Il y a deux groupes, les 2 personnes intervenantes, M. et Mme Alphéran se partagent les élèves.  Ils font 3 parties pour apprendre petit à petit les règles du jeu. Au départ, c’était une base de jeu très simple qui ressemblait à la bataille. A cette période de l’année ils viennent d’introduire la notion d’atouts, combien il y en a, à quoi ils servent.

Le but du jeu du bridge en général c’est : coopérer, savoir jouer avec son partenaire et anticiper sur son jeu, calculer les points. Celui qui gagne est celui a remporté le plus de plis, qui a fait la levée la plus haute. Pour l’instant, tout est préétabli, on sait en général dès le début de la partie qui va gagner.

Pour les élèves, il est surtout question d’échanger, respecter et comprendre des règles adaptées, accepter de perdre ou de gagner. En même temps ils doivent anticiper dans quelque chose qu’ils ne voient pas, comme le jeu de leur partenaire, ce qui est très compliqué pour eux. Il y a plusieurs niveaux d’objectifs, le premier étant la simple participation, pour d’autres c’est réfléchir à toutes les étapes du jeu, chercher ce que peut avoir le partenaire dans son jeu. Certains élèves qui fonctionnent mieux cognitivement l’enjeu est au niveau du comportement et la maitrise de soi.

Les jeunes joueurs sont par 4 et avec une couleur doivent trouver les cartes de leurs adversaires.  Ils jouent de vraies parties de cartes avec des règles adaptées aux jeunes.

A la fin d’une partie, une équipe n’avait pas gagné son contrat. Pourquoi ? Avec les jeunes bridgeurs, M. Alphéran a repris  les plis de la partie pour comprendre. Les élèves trouvaient qu’ils avaient bien joué, en fait, l’équipe d’attaquants avait également joué correctement et donc sur cette partie il n’était pas possible d’honorer le contrat !

Témoignages :

Elève 1 : « Le bridge c’est bien parce qu’on travaille par équipe, par exemple quand on met l’As ça renseigne à notre coéquipier qu’on a  le roi, la dame et le valet. »

Elève 2 : « Le bridge c’est bien, on apprend à jouer aux cartes. J’aime ce jeu. »

Elève 3 : « Je n’aime pas le bridge, parce qu’il faut compter. »

Elève 4 : « c’est cool, on apprend plein de trucs, on peut faire des blagues. J’aime beaucoup, je regarde même des vidéos sur internet pour apprendre comment faire. »

Madame Alphéran (intervenante) : «On a constaté quelques progrès.  Les élèves sont heureux de nous voir, et même selon la maitresse ils jouent en dehors du créneau de bridge. Il n’y en pas beaucoup qui n’aiment pas ce jeu. Ils évoluent, ils jouent en équipe, ils sont corrects, ils ont un bon comportement ... Je pense que c’est une réussite. Les enfants nous disent « Tu reviens vendredi prochain ? C’est un grand bonheur ! »

Monsieur Alphéran (intervenant) : « Quand on a commencé, au début on arrivait à jouer 2 donnes et maintenant  3 et parfois 4. Il y a un progrès dans la durée, et dans la concentration aussi. Les élèves jouent beaucoup plus vite. Tous les enfants jouent sauf 1 qui n’a jamais joué, mais ça deux ou trois séances qu’il commence à ranger les cartes et à fournir à la couleur, au début il n’y arrivait pas, il a fait des progrès. Je trouve que ça se passe très bien. Je pense que c’est une réussite ! »

Agnès Bigot (enseignante) : « Dans tous les cas, s’ils ne deviennent pas de vrais joueurs de bridge, peut être que dans le futur, ils n’hésiteront pas à jouer aux cartes avec d’autres ce qui est très important parce que ce sont souvent des élèves qui ont un regard négatif sur eux même et qui ont besoin de restaurer leur estime. »

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