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260 élèves azuréens dans la peau d'un député pour deux grandes journées de débats
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Après deux mois de préparation avec leurs enseignants, 260 collégiens et lycéens azuréens, jouant les rôles de députés, présidents de commission ou ministres, ont pendant deux journées débattu puis rédigé une proposition de loi pour l'Assemblée Nationale des Jeunes. Au delà d'une formidable expérience humaine, l'objectif majeur de cette simulation de l'Assemblée Nationale était de sensibiliser les élèves au fonctionnement d'une institution de la Ve République. Ces journées se sont tenues dans 3 établissements scolaires niçois le 8 décembre 2016 puis le lendemain au Centre Universitaire de la Méditerranée (CUM).

Vêtus d'un tailleur, d'un costume ou d'une tenue minutieusement choisis pour l'occasion, ce sont près de 260 jeunes « députés » qui sont venus présenter leurs propositions de loi à l'Assemblée Nationale des Jeunes les 8 et 9 décembre 2016. Longuement préparées par leurs professeurs depuis plus de 2 mois, ces deux journées de débats ont mobilisé des élèves des classes de 4ème, 3ème et 2nde provenant de 9 collèges et lycées de Nice, Antibes, La Colle-sur-Loup, Monaco, Saint-Martin-du-Var et Valbonne. Malgré leur jeune âge (entre 13 à 17 ans), les élèves ont endossé le rôle d'un député. Ils ont admirablement représenté les élus de la XIVe législature puisque. Pour se préparer, avec l'aide des enseignants, il leur a donc fallu s'immerger dans les idées politiques de l'élu qui leur a été attribué et du parti auquel ils sont affiliés : un exercice indispensable avant de rédiger une proposition de loi cohérente. Une semaine avant l'événement, 10 propositions de loi avaient été retenues pour les débats. Il a fallu rédiger rapidement des amendements pour transformer ces propositions, modifier des articles, en intégrer de nouveaux. Les élèves se sont volontiers engagés dans ce travail car beaucoup voulaient voir leurs idées apparaître dans le texte final.

Sur le modèle de l'Assemblée Nationale

Pour leur première journée, les « députés » se sont partagés entre les 5 commissions prévues pour cette 1ère édition de l'Assemblée Nationale des Jeunes. Les jeunes élus affectés à la commission des affaires culturelles et de l'éducation ou aux affaires sociales se sont retrouvés au collège International Joseph Vernier de Nice, établissement organisateur de l'événement. A l'Institut Stanislas de Nice se sont déroulés les débats sur les questions de Défense et de développement durable ; et la commission des Lois a siégé au collège privé Don Bosco à Nice. Très vite, les députés se sont regroupés, afin de trouver dans les membres de leur groupe parlementaire ou dans ceux des tendances politiques proches, des soutiens à leurs propositions.

Suivant le modèle de l'Assemblée Nationale, chaque commission était dirigée par 2 ou 3 présidents. Pour ces deux journées, les responsabilités de ces élèves de première ou de terminale ont été nombreuses : ils ont été avant tout les organisateurs du travail parlementaire pour encadrer la préparation des amendements, prévoir les tours de parole, enregistrer les votes, veiller au bon déroulement des débats. Ils se sont également illustrés dans leur rôle de pédagogue, en veillant à la compréhension et à la participation de tous.

Le travail préparatoire terminé, les débats ont pu commencer. Le député rapporteur était le premier orateur, qui, après avoir présenté sa proposition, a cherché à la défendre face aux questions et aux critiques de l'opposition. Les 5 élèves « ministres », affectés chacun à une commission, ont également joué un rôle majeur. Avant chaque vote, sur une proposition de loi ou un amendement, ils ont exprimé la position du gouvernement. Certains se sont illustrés par leur éloquence, tel Ugo, dans le rôle du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui, à plusieurs reprises, a su influencer le vote de son auditoire. C'est donc sur des propositions de lois plus ou moins amendées que s'est terminée la première journée de débat.

Une 2ème journée au CUM Nice avec des débats intenses

Avec une grande solennité, la deuxième journée de débat s'est ouverte le 9 décembre. La séance plénière de l'Assemblée Nationale des Jeunes a eu lieu au Centre Universitaire de la Méditerranée, à Nice. Pour la cérémonie d'ouverture, plusieurs personnalités ont fait le déplacement : Rudy Salles, député de la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, adjoint au maire de Nice, Martine Brenier députée de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes, Franck Martin, conseiller départemental, Michel-Jean Floc'h, inspecteur d'académie Ia-Dasen des Alpes-Maritimes, ainsi que certains proviseurs, principaux et professeurs des établissements participants.

Dans son discours d'ouverture, François Cornu, principal du collège international Joseph Vernier de Nice et organisateur de l'événement, a insisté sur l'importance de la citoyenneté, dans un contexte où l'éducation des jeunes à la démocratie est sans cesse réaffirmée.

Un objectif majeur ambitieux : améliorer la société de demain

Les acteurs principaux de cette assemblée - les élèves - ont ensuite pris les commandes de l'événement, à commencer par les deux présidentes de l'Assemblée Nationales des Jeunes, Sophie et Clara. Cette dernière a exhorté les députés à donner le meilleur d'eux-mêmes, à écrire des propositions de loi qui ne seraient pas seulement des feuilles blanches noircies mais des outils pour améliorer la société de demain.

Dans un second temps, les députés se sont rassemblés par groupe parlementaire, afin de préparer le débat et d'essayer d'adopter une position commune sur chaque proposition de loi retenue. Pendant ce temps, les présidents des commissions ont enregistré le nom des députés prêts à prendre la parole au « perchoir » pour défendre leur position.

La séance plénière a commencé, offrant un débat d'une vingtaine de minutes sur chaque proposition. Et l'intérêt dans l'hémicycle n'est jamais retombé, atteignant même son paroxysme lors de l'intervention de Thomas, dans le rôle du Premier ministre Manuel Valls : un député ayant présenté le droit de vote comme le privilège de la citoyenneté, le « ministre » lui a rappelé que dans la nuit du 4 août 1789, l'Assemblée avait voté l'abolition des privilèges. Des paroles accueillies par un tonnerre d'applaudissements venu de l'autre partie de l'hémicycle.

Très vite, les élèves ont pris conscience de l'importance des députés de la majorité qui, en gardant la cohérence au sein de leur groupe, ont pu remporter de nombreux votes sur les propositions de loi. Mais certains scrutins ont aussi permis l'apparition d'une quasi-unanimité, comme dans le cas de la proposition de loi sur le développement des énergies renouvelables présentée par Sibille r dans le rôle de la députée Catherine Quéré.

Au terme de ces deux journées, l'Assemblée s'est terminée sans éteindre l'enthousiasme d'une grande partie de ses participants. Beaucoup d'élèves n'avaient qu'une hâte : renouveler l'expérience. Leur formation à l'exercice de la citoyenneté s'est ainsi pleinement concrétisée.

Les objectifs de cette modélisation de l'Assemblée Nationale étaient de sensibiliser les élèves au fonctionnement d'une institution majeure de la Ve République, de leur faire découvrir les principes de la démocratie et de leur faire saisir l'importance de leur futur rôle de citoyen. Ce projet s'inscrit dans le programme d'enseignement moral et civique (EMC) des classes de 3ème et de 2nde : « Les principes d'un État démocratique et leurs traductions dans les régimes politiques démocratiques », « La personne et l'État de droit », « L'État de droit et les libertés individuelles et collectives ». Enfin, le projet est une formidable expérience humaine, propice au développement de l'esprit critique et de la sociabilité des jeunes.

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