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La 22 ème édition du Printemps des Poètes sous le signe du courage!
Education artistique et culturelle  - 26/03/2020

Cette manifestation nationale et internationale a pour vocation de sensibiliser à la poésie sous toutes ses formes. Pour sa 22 ème édition, le Printemps des poètes entretient le lien avec la création et la rencontre avec les oeuvres et les auteurs.


 

La thématique 2020 : le courage

Le Printemps des poètes s'inscrit dans les priorités conjointes entre les ministères de la culture et de l'éducation nationale.

Pour accompagner cette édition très spéciale du Printemps des poètes dont le thème prophétique est le courage, l'académie de Nice a lancé un appel aux poétesses et aux poètes pour nous envoyer des poèmes afin de les partager avec les élèves sur un blog dédié.

Un des objets fondamentaux du Printemps des Poètes est de favoriser, depuis 22 ans, l'accès à la poésie et d'encourager la lecture de poèmes.

Aussi, son action en direction du public scolaire est-elle naturelle et primordiale.

Pour faire vivre ce Printemps, l'académie de Nice peut, aux côtés de nos partenaires, les théâtres et les médiathèques :

  • encourager toutes les formes d'écritures et de lectures poétiques;
  • favoriser la découverte de poèmes de notre patrimoine littéraire ;
  • susciter des rencontres virtuelles entre poètes contemporains et élèves;
  • échanger et créer autour d'une thématique partagée.

Du 7 au 23 mars des milliers de rencontres étaient prévues dans toute la France dans les écoles et établissements scolaires, les bibliothèques, les théâtres, les librairies, les hôpitaux, etc.

Grâce à l'alliance française de Cuneo, nos voisins italiens participent à nos côtés à cette initiative pour faire de la poésie notre trait d'union.

L'ensemble des textes recueillis figureront sur le site du printemps des poètes et dans notre blog dans la continuité des actions qui étaient prévues dans notre académie.

Le blog Printemps des poètes en direct !

 
 
En primeur, les choix du poète Patrick Joquel :
Paris

Pas encore endormi,

J'entends vos pas dans la rue, hommes qui vous levez tôt,

Je distingue vos pas de ceux de l'homme attardé, aussi

sûrement que

l'aube du crépuscule.

Sans cesse il est des hommes éveillés dans la ville.

À toute heure du jour des hommes qui s'éveillent,

Et d'autres qui s'endorment.

Il est, pendant le jour, d'invisibles étoiles dans le ciel.

Les routes de la terre où nous ne passerons jamais.

Le jour va paraître.

J'entends vos pas dans l'aube,

Courageux travailleurs matinaux.


Le soleil se presse déjà derrière la brume.

Le fleuve coule plus nonchalamment.

Le trottoir sonne sec sous le pas.

Le son des horloges est plus clair.

Vienne l'indécis mois de mars et les langueurs du printemps

Tu te lèves,

Tu t'éclaires, tu éclates,

Figure de pavé et de cambouis,

Ville, ville où je vis,

Paris


Robert Desnos,
Les Portes battantes,
dans Œuvres, Quarto Gallimard, 1999, p. 815.

Entre Marie et Clans,

Nous marchons sur un tapis de feuilles mortes

L'été d'avant devient terre

Humus

De petites primevères s'étonnent de leur couleur

Les vieux chênes déplient leurs bourgeons

Nous marchons enveloppés de tendresse

Parfois la terre est labourée

Sangliers

Le cri d'un chevreuil

Invisible

Inaccessible

Nous avançons sans bruit dans le mystère des bois
Les ubacs sous les épicéas façonnent leurs petits jardins de pierres et mousses

Primevères

Rien que de la beauté

Au milieu du jour autour de très anciennes ruines des merisiers en fleurs nous proposent une halte

Au réveil de la sieste

De petits pétales blancs nous recouvrent

Nous ne les avions pas entendus ni sentis

Les belles heures de ce monde sont si légères

Hameau totalement abandonné

Comment imaginer la vie de ces hommes leur courage et leur fierté

Nous retournons vers le goudron par un beau chemin

C'était à l'époque un élan à grande circulation les murets qui le soutiennent en témoignent autant que les petits ponts

Le canal fonctionne encore

Des lézards filent entre nos pas

Une vipère et sa menace immobile

L'œil la perçoitLe corps s'arrête aussitôt

Signal d'alarme

On ne voit que la tête

Tapie sous les feuilles mortes

Si je l'enjambais ou posais le pied...

De la pointe du bâton je glisse une pierre vers elle

Sursaut

Et se déroule hors sentier

Patrick Joquel

inédit

Parution décembre 2019 : un album : Terre ! Terre !
avec Nathalie de Lauradour aux éditions Voix Tissées

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